Pourquoi la graisse du ventre est-elle difficile à faire partir ? (+ Solution)

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Hey, une question vraiment intéressante m’a été posée la semaine dernière par l’un d’entre vous (mes chers lecteurs), la voici :

Comment ça se fait, que la graisse du ventre soit si résistante et difficile à brûler ?

En lisant cette question, je me suis dit : Romain, ça fait 3 ans que tu blogues sur la perte de graisse, et ta jamais pensé à expliquer pourquoi à tes lecteurs…

Honte à moi, je vais immédiatement me corriger !

Les faits sont là…

La graisse du ventre, des hanches ou des cuisses (chez la femme particulièrement), c’est de la graisse difficile à brûler, personne ne dira le contraire (à part les gâtés de la génétique).

Comme on le constate souvent quand on perd du poids, les premiers kilos partent généralement assez vite, et puis, on touche ce qu’on appelle un plateau.

Belly fat

Sur cette photo, voici le résultat de ma première petite période de sèche, j’avais perdu 7,2 kilos par rapport à mon point de départ :

Pourtant, on peut voir que mes abdos du haut sont visibles, et pas ceux du bas.

Il y a une couche de graisse résistante qui rôde !


Dans cette vidéo, je montre comment j’ai brûlé mes graisses abdominales grâce au jeûne intermittent.

Le problème, c’est que cette couche de gras peut devenir un véritable casse-tête car :

  1. Elle met bien plus de temps à partir que sur les autres zones du corps, ce qui pousse la majorité des gens à abandonner leur transformation et leur quête des abdos
  2. Elle demande en pratique plus d’efforts pour être brûlée.

Pourquoi cette graisse est-elle si difficile ?

Réponse : plusieurs raisons à celà…

Raison number one : pas assez de récepteurs Béta-2, trop d’Alpha-2 !

Peu de sites parlent des récepteurs Alpha-2 et Béta-2 (dits récepteurs adrénergiques) et de leur rôle dans la perte de graisse, pourtant, c’est CAPITAL.

Sans rentrer dans le détail (les liens des études scientifiques sont en bas d’article) :

Les récepteurs Alpha-2 : sont considérés comme des “freins” à la perte de graisse, ils sont présents dans les tissus adipeux et on tendance à retenir les acides gras dans vos réserves de graisses (appelés adipocytes).

Plus on a de récepteurs Alpha-2 dans une zone du corps, plus les graisses sont difficiles à brûler, plus la graisse est donc “résistante”.

Les récepteurs Béta-2 : sont considérés comme des “activateurs” de perte de graisse, ils activent la lipolyse et favorisent la circulation du sang dans le tissu adipeux.

Bref, plus on a de récepteurs Béta-2, mieux c’est, et plus une zone va fondre rapidement.

Certaines zones du corps ont une bonne répartition de ces 2 récepteurs (peu d’alpha, plein de béta), et ces zones fondent rapidement, et surtout, en premier.

Les études montrent que la zone du ventre à beaucoup plus de récepteurs alpha-2 que de béta-2… (c’est valable pour les régions difficiles chez la femme aussi, fesses, hanches etc.)

Vous voyez pourquoi la tâche est si ardue pour brûler ce foutu gras ?

rage graisse

Raison numéro 2 : peu de circulation sanguine

Plus le sang circule dans une zone du corps, plus les acides gras sont mobilisés, et plus on fond facilement. (pour faire simple).

Les régions du corps qui nous intéressent (bas du ventre, hanches etc.), sont des zones qui ont tendance à avoir peu de flux sanguin.

Contre-exemple, la graisse viscérale profite un très bon flux sanguin, ce qui la rend facile à brûler.

Les zones “faciles” sont facile à repérer, elles sont relativement sèches toute l’année et sans efforts particuliers, comme les épaules, les bras, les mollets.

Les zones difficiles sont aussi facilement repérables, elles fondent très lentement, demandent des tonnes d’efforts, et s’engraissent à la moindre bouchée…

Il fallait bien que je remue le couteau dans la plaie 🙂

Raison numéro 3 : encore l’insuline

Certaines régions du corps sont plus ou moins sensibles aux effets de l’insuline, que le pancréas libère après les repas et l’ingestion de glucides.

L’insuline, pour faire simple, à un effet anti-lypolitique = qui empêche la lipolyse = qui bloque la fonte des graisses.

C’est pour cela que l’on préconise les glucides à IG bas ET en quantités modérées lors des régimes, afin de limiter les effets de l’insuline.

La encore, certaines zones du corps ont tendance à être plus ou moins réceptives à cet effet “bloqueur de perte de graisses”.

Certaines zones y sont très sensibles et vont stopper net la fonte des graisses à la moindre goutte d’insuline (pour imager), d’autres zones y sont moins sensibles.

Pas besoin de vous faire un dessin, vous savez quelles sont les zones du corps qui y sont sensibles et vont avoir tendance à être rapidement dérangées par les effets néfastes de l’insuline sur la perte de graisses.

Voilà, on a fait le tour du POURQUOI, voyons en vitesse le COMMENT.

Solutions pour la graisse résistante :

Au niveau des récepteurs Alpha et Béta :

Des solutions médicales existent pour bloquer les effets des récepteurs Alpha-2.

On va éviter d’en venir là car ce sont des substances que l’on ne peut se procurer que sur ordonnance ET avec des effets secondaires, même si ils sont assez minimes.

Un complément alimentaire naturel, la yohimbine (extraite du yohimbe, un arbre), permet de bloquer l’effet des récepteurs alpha-2, et améliore la lipolyse.

Malheureusement, la yohimbine et ses effets sont stoppés net par l’insuline, du coup, elle n’est efficace qu’a jeûn, donc pas le top niveau confort d’utilisation.

Un vrai casse-tête !

Du coup, à part la patience, difficile d’agir réelement sur ces récepteurs de manière 100% naturelle (dommage).

Au niveau de la circulation sanguine :

On peut agir !

En s’entraînant régulière à bonne intensité sur les zones cibles (à vos abdos).

Cela ne donne pas de résultats révolutionnaires, mais c’est un + non négligeable.

Personnellement, je remarque qu’entraîner fréquement mes abdos m’aide à les garder visibles un peu plus facilement, ce qui n’étais pas le cas avant.

Bref, bossez les zones difficiles, faites circuler la sang (ça fait peur dit comme ça).

Au niveau de l’insuline :

On peut aussi agir massivement.

Premièrement, comme je le répète, en optant pour des sources de glucides naturelles et à IG bas.

Deuxièmement, en fractionnant le plus possible ses repas afin d’avoir le moins de montées d’insuline possible.

Bref, avoir le moins possible d’insuline en circulation, car ça fou la trouille aux cellules graisseuses.

Le conseil qui sauve la vie…

Patience, méthode et NO prise de tête !

Si vous avez la bonne méthode pour brûler des graisses, votre organisme finira toujours par la brûler.

Pas besoin de vous prendre la tête avec des solutions compliquées, focalisez-vous sur des choses simples : qualité des aliments, calories, et activité physique

Tout le monde peut obtenir des tablettes sans souffrir le martyr !

La différence, c’est que les graisses difficiles prendront plus de temps et demanderont sans doute quelques efforts supplémentaires, mais elles partiront si vous êtes persévérant et que vous suivez une méthode cohérente.

L’idéal, c’est de commencer par créer l’alimentation qui vous correspond en qualité et en quantité, puis de jouer sur l’apport calorique, de s’entraîner régulièrement, et de savourer le processus.

Patience & persévérence.

Gardez la motivation, la graisse résistante, c’est un défi que vous lance la vie ! (en plus ça ryhme)

A+

Romain

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